Desdemonia,
c'est un groupe qui nous envahi. Provenant de Luxembourg, où les groupes ont
apparement beaucoup de mal à se développer. Mais ça ne les concerne pas.
Après avoir joué avec Dying Fetus, Soilwork, Krisiun, Deranged, Mayhem,
Enthroned, et autres kings du Metal, ils ne se prennent pas la tête et aiment
jouer par chez nous, que ce soient même dans de petits concerts. Maintenant
ils arrivent en force avec "Paralyzed", leur nouvel album
auto-produit. Les Arlonais ont eu la chance d'être les premiers à se le
procurer lors de la Deafness Death Metal Night du 11 mai 2001.
Des
fois on se demande si vous ne jouez pas autant en Belgique qu'à Luwembourg.
Qu'est-ce qui vous pousse à jouer par chez nous?
(Marc)
: On nous demande souvent pour jouer en Belgique.L'ambiance est bonne et les
gens bougent vraiment.
Mais
il n'y a pas de grande différence entre la Belgique et le Grand-Duché,
seulement la taille du pays (rires)
(Tom) : Le public belge est vraiment très bien, il y a une bonne ambiance, les bières sont bonnes ainsi que les frites au fromage (rires).On aime bien y aller parce qu'on a toujours été bien accueillis et les gens aiment bien faire la fête.
Sur
"Paralyzed" figure le titre "Nosferatu" figurant sur votre
première cassette démo "Infinity's". A la première interview dans
l'émission de Deafness, vous avez dit "on va remasteriser deux ou trois
morceaux de notre première demo…". Pourquoi vous nous avez menti?
Vous
n'aimez plus vos anciens titres?
(Marc)
: Non, on joue encore d'autres chansons mais celle-là colle mieux avec les
titres de Paralyzed.
(Tom)
: C'est une chanson qu'on joue encore beaucoup en concert. C'est un titre qui
est d'actualité. Donc on s'est dit pourquoi ne pas la mettre sur un CD qui a
une qualité supérieur à la démo enregistrée dans notre garage.
"Nosferatu" sonnait déjà bien sur la démo et maintenant elle donne
beaucoup mieux.
La
pochette de Paralyzed nous intrigue un peu. Qu'est-ce qu'elle représente
exactement?
(Marc)
: C'est le but de cette pochette : intriguer !
Il
est courant maintenant pour un groupe Metal de faire des albums concepts.
Paralyzed en est-il un?
(Marc)
: Pas du tout. Il n'y a aucun concept pour les textes. Ils sont tous différents.
La musique a un style particulier mais on ne peut pas non plus appeler ça un
concept, comme pour raconter une histoire.
Les
paroles ont l'air d'être très personnelles. Qui "crit les textes?
(Marc)
: Certains sont de moi et les autres sont de Tom. C'est vrai que ce sont des
textes très personnels. Ce n'est pas que je veux donner des conseils, mais je
parle de ma propre expérience, celle que tout le monde a.
(Tommy)
: C'est une psychothérapie pour gens pauvres… (rires)
Pourquoi
avez-vous repris le texte "Zu Arel Op Der Knipchen", titre du folklore
arlonais?
(Marc)
: Tout a commencé par un projet au
Luxembourg de faire un CD avec d'anciennes chansons luxembourgeoises joués par
des groupes autochtones qui resteraient dans leur style. Nous avons répondu
oui, mais on ne savait pas quelle chanson prendre. On trouvait "Zu Arel Op
Der Knipchen" bien marrant et elle allait bien pour la jouer en version
Death Metal.
(Tom)
: C'était un projet organisé par RTL. Ils ont donc passé plusieurs fois le
morceau à l'antenne. On approuve ce système parce qu'on montre qu'il y a
d'autres musiques à Luxembourg que celles qui passent sur les grandes radios.
(Tommy)
: En plus, on figurait dans le top 30 luxembourgeois, devant Britney Spears !
Madonna aussi était derrière nous !
(Tom) : C'est pour ça qu'elle était derrière nous !
(Tommy)
: Ca nous a fait de la pub.
(Tom) :
Ce qui est marrant, c'est qu'on joue ce titre aussi à Arlon. J'ai compris que
c'était une chanson arlonaise qui est traditionnelle à Luxembourg. Les gens
d'Arlon connaissent au moins la mélodie. C'est amusant.
(Marc)
: C'est de jouer la musique qu'on aime, même si seulement quelques personnes
l'apprécient. C'est un peu le cas de tous les musiciens.
(Tommy)
: C'est quoi cette question à deux francs?